
Lc 23,35-43. Último Domingo del año litúrgico. La solemnidad de Jesucristo como rey del universo que celebramos hoy es la conclusión del camino que inició con la preparación del nacimiento del Mesías esperado: este Jesús que hemos acompañado y seguido a lo largo del año, este niño que nació en el anonimato, éste es el Señor, el Rey del universo, «el Camino, la Verdad y la Vida».
Ahora bien, la realeza, el señorío de Jesucristo no es a la manera de este mundo. «Mi reino no es de este mundo, si mi reino fuese de este mundo, mis soldados habrían peleado para que no me entregaran a los judíos. Ahora bien, mi reino no es de aquí», responde Jesús a Pilato.
«Entonces, ¿tú eres rey? Jesús contestó: – Tú lo dices. Yo soy rey: para eso he nacido, para eso he venido al mundo, para atestiguar la verdad. Quien está de parte de la verdad escucha mi voz» (Jn 18,36-37).
La realeza, el señorío de Jesús se manifiesta en sus palabras, en sus gestos, en su manera de vivir. Todo ello habla de la verdad de Dios.
¡Feliz Domingo!


J’ai bcp aimé ce commentaire de Saint Jean Chrysostome extrait de Homélie 1 sur la croix et le larron, pour le Vendredi saint, 2 ; PG 49, 401 (trad. composite)
« Lorsque tu entreras dans ton Royaume »
Aujourd’hui le paradis fermé depuis des milliers d’années est ouvert pour nous ; en ce jour, à cette heure, Dieu y a introduit le larron. Il a accompli ainsi deux merveilles : il nous ouvre le paradis et il y fait entrer un voleur. Aujourd’hui Dieu nous a rendu notre vieille patrie, aujourd’hui il nous a ramenés dans la cité de nos pères, aujourd’hui il a ouvert une demeure commune à toute l’humanité. « Aujourd’hui, dit-il, tu seras avec moi dans le paradis. » Que dis-tu là, Seigneur ? Tu es crucifié, attaché avec des clous, et tu promets le paradis ? Oui, dit-il, afin que par la croix tu apprennes ma puissance. (…)
Car ce n’est pas en ressuscitant un mort, en commandant à la mer et au vent, ni en chassant les démons qu’il a pu changer l’âme méchante du larron, mais c’est crucifié, attaché par des clous, couvert d’insultes, de crachats, de railleries et d’outrages, afin que tu voies les deux aspects de sa puissance souveraine. Il a ébranlé toute la création, il a fendu les rochers (Mt 27,51) ; et il a attiré à lui l’âme du larron, plus dure que la pierre, et l’a comblée d’honneur. (…)
Certes, aucun roi ne permettrait jamais à un voleur ou à un autre de ses sujets de s’asseoir à côté de lui lorsqu’il fait son entrée dans sa ville. Mais le Christ l’a fait : quand il entre dans sa sainte patrie, il y introduit un voleur avec lui. En agissant ainsi (…), il ne la déshonore pas par la présence d’un voleur ; bien au contraire, il honore le paradis, car c’est une gloire pour le paradis d’avoir un maître qui puisse rendre un voleur digne des délices qu’on y goûte. De même, lorsqu’il introduit les publicains et les prostituées dans le Royaume des cieux (Mt 21,31) (…), c’est pour la gloire de ce lieu saint, car il lui montre que le maître du Royaume des cieux est si grand qu’il peut rendre aux prostituées et aux publicains toute leur dignité au point de mériter cet honneur et ce don. Nous admirons un médecin d’autant plus quand nous le voyons guérir des hommes souffrant de maladies réputées incurables. Il est donc juste d’admirer le Christ (…) lorsqu’il rétablit les publicains et les prostituées dans une telle santé spirituelle qu’ils deviennent dignes du ciel.